Pas d'étude sur la pollution de l'air de l'aéroport de Genève ?

 La décision tombée en début de semaine sur le refus du Canton de Genève de financer une étude sur la pollution de l'air de l'Aéroport de Genève reste incompréhensible. Pour la CARPE, elle reste nécessaire et ceci rapidement

 

Des explications de cette décision ont pourtant été faite: manque de moyen financier et humains, simple report et non annulation de l'étude, etc. Le signal reste pourtant très négatif, quelques mois seulement après l'acceptation de l'initiative "Pour un pilotage démocratique de l'aéroport de Genève" a plus de 56%, initiative qui demandait notamment une diminution de la pollution sonore et atmosphérique de l'Aéroport

 

La pollution de l’air, un enjeu de santé

La pollution de l’air à Genève est un véritable problème de santé publique qui n’est de loin pas pris au sérieux par nos autorités. À Genève, l’Aéroport constitue avec le centre-ville la principale source de pollution de l’air du canton. Les prévisions pour 2030 sont encore plus pessimistes, vu que l’Aéroport devrait voir sa pollution croître encore[i]. Le PSIA prévoit d’ailleurs des dépassements des limites admissibles en matière de qualité de l’air. Une situation alarmante qui semble vouloir être caché par le Canton. De nombreuses études montrent pourtant les effets néfastes de la pollution de l’air sur les maladies cardiovasculaires ou le développement de l’asthme et d’autres maladies respiratoires[ii]. Pour pouvoir véritablement remédier à ce problème, des études de qualité et de grande ampleur doivent être menées et permettre ainsi de quantifier les effets de la pollution de l’air de l’aéroport de Genève sur la population riveraine.

 

Une décision incompréhensible

Au vu des effets sur la santé de la pollution de l’air et du rôle de l’Aéroport dans la propagation de ces dernières, la position du Canton de Genève est d’autant plus incompréhensible. Les électeurs genevois ont pourtant été clair le 24 novembre passé en plébiscitant à plus de 56% l’initiative de la CARPE « Pour un pilotage démocratique de l’aéroport » qui demandait, notamment, une diminution des nuisances de l’aéroport. Le Canton doit répondre aux inquiétudes de la population genevoise et prendre des mesures fortes pour la réduction de la pollution de l’aéroport.

 

Une étude à mener coûte que coûte
Pour la CARPE, le Canton doit revoir sa décision de ne pas participer à cette étude. La population genevoise a assez attendu que la question des nuisances de l’aéroport soit prise au sérieux, cette étude aurait dû être une priorité pour le Canton. Il s’agit aussi de respecter nos partenaires français qui subissent autant que Genève les nuisances de l’aéroport.

 

[i] Voir « Stratégie de protection de l’air 2030 », édité par le Canton de Genève et disponible sur https://www.ge.ch/document/strategie-protection-air-2030/telecharger

[ii] Voir livre « Avions toujours plus, pour quoi faire », édité par la CARPE et l’ARAG et disponible sur https://carpe.ch/acheter-le-livre/

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